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Note des Traducteurs

Ce recueil consiste en une traduction littérale de l'oeuvre musicale de Leonard Cohen

Les traducteurs n'ont en aucun cas voulu faire une adaptation poétique des textes originaux. De plus, les traducteurs ne sont pas certain d'avoir toujours respecté ou compris l'idée originale des écrits et s'en excusent auprès de l'auteur.


"Peut-être que je produis queque chose qui mérite examen. Vous savez ce sont là des choses qui sont très éloignées de moi... Je veux dire qu'il y ait des gens pour passer un bon bout de temps, de manière formelle, sur mon oeuvre, c'est une chose à laquelle en vérité je ne pense pas tellement."

Leonard Cohen, Londres, juillet 1974





Leonard Cohen : Illusioniste

Les jeunes artistes les plus intéressants d'aujourd'hui font une révolution qui dissout tous les schémas et tous les modes d'expression pré-établis. Ainsi il n'est pas surprenant que Leonard Cohen, déjà important en tant que poète et noveliste, se tourne vers la musique comme un autre centre pour ses énergies créatrices.

Mais les clameurs émoussent le piquant. Quelques simples faits semblent alors la meilleurs façon pour commencer à introduire Leonard Cohen.

C'est un canadien, natif de Montréal. il a écrit quatre livres de poésie : Lets us compare mythologies (1956), The spice-box of heart (1961), Flowers for Hitler (1964), et Parasites of heaven (1966).

Sa première nouvelle, The Favourite Game, fut publiée en 1963. Avec la publication l'année passée d'une seconde nouvelle, Beautiful Losers, il a finalement attiré l'attention d'une large audience en Amérique du Nord.

" Catherine Tekakwitha, qui es-tu ? ", demande un des narrateurs de Beautiful Losers, et dans sa quête pour trouver la réalité, s'informant du mythe de la Sainte Indienne, Leonard Cohen se cherche lui-même à la lumière du passé. C'est une nouvelle très comique, mais sous l'humour coule le leitmotive de la folie, une exploration dans les profondeurs de la conscience. Beautiful Losers est une des pièces les plus irrésistibles de la prose-fiction contemporaine, et elle établit son auteur comme une voix unique et originale.

Maintenant, avec la sortie du premier album de ses chansons, Leonard Cohen avance dans une direction qui est uniquement la sienne. Les paroles sont des juxtaposition renverssantes de la parole naturelle avec des méthaphores formelles. Peine, perte, peur, culpabilité, solitude sont admises sans honte; et il n'y a pas non plus trace d'auto-compassion ou de situations ironiques. La seule politique est la politique de l'amour. Finalement, les chansons sont religieuses, dans le sens le plus profond et le plus mystique du mot. L'intensité est grande, la passion authentique.

Dans une autre conversation fortuite, Leonard Cohen remarqua une fois : " Parfois je peux goûter la douceur de la mort. ". Icare insitait que sur ses propres ailes, il portait sa chute.

Ces chansons nous parlent à tous. Ceux avec des oreilles entendront.


Notes by William David Sherman for the first album of Leonard Cohen : The Songs of Leonard COhen, 1968.



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Créé 27 février 2002